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Qu’est-ce qu’un cancer du sein triple négatif ?

Actuellement, 90 % des cancers du sein dépistés tôt sont guéris*. Le dépistage précoce d’un cancer du sein est donc un levier essentiel dans la lutte contre cette maladie qui touche 59 000 femmes par an, selon l’Institut National du Cancer. Cependant, toutes les femmes ne sont pas égales devant le cancer du sein, ou plutôt les cancers du sein.

En effet, il existe plusieurs types de cancers du sein. Parmi eux, le cancer du sein triple négatif est celui dont le traitement est le plus complexe. Selon l’Institut Curie, 15 % des cancers du sein diagnostiqués en France sont des cancers du sein triple négatif.

Un cancer difficile à traiter

Les cellules saines des tissus mammaires comportent des récepteurs cellulaires pour les hormones féminines (œstrogènes et progestérone) ainsi que pour la protéine HER2. Celle-ci joue un rôle dans la régulation de la multiplication cellulaire. Certaines cellules cancéreuses ont également ces récepteurs. Cela permet de diagnostiquer le type de cancer du sein : cancers hormono-dépendants ou cancers « HER+ » et ainsi mettre en place des thérapies ciblées en fonction de la surexpression des récepteurs (hormonaux ou HER2).

Dans le cas d’un cancer triple négatif, aucun de ces 3 récepteurs n’est présent, ce qui explique le nom donné à ces cancers. Les cellules cancéreuses ne disposent d’aucun marqueur connu à leur surface. Cela complique donc la mise en place d’un protocole thérapeutique ciblé.

Un tel diagnostic rend donc le traitement plus compliqué. Selon l’Institut Curie, environ 50 % des cancers du sein triple négatif répondent bien à la chimiothérapie. L’autre moitié va développer une certaine résistance et rendre le traitement plus complexe.

Toujours, selon l’Institut Curie, on observe un taux de récidive assez important du cancer du sein triple négatif dans les deux ans qui suivent la fin du protocole thérapeutique. Autre particularité de cette forme de cancer du sein : il touche souvent des femmes plus jeunes que la population considérée à risques. En effet, il est assez fréquent qu’un cancer du sein triple négatif soit diagnostiqué chez une patiente de moins de 40 ans.

Les facteurs de risques d’un cancer du sein triple négatif

Les facteurs de risques « classiques » jouent un rôle aussi bien dans les cancers du sein hormono-dépendants, HER+ ou triple négatif. Mais ce dernier est souvent associé à une mutation des gènes BRCA1 ou BRCA2.

Cela ne veut pas dire que toutes les femmes qui ont cette mutation vont développer un cancer du sein triple négatif. Néanmoins, elles font partie d’une population plus à risques. Cette mutation est souvent héréditaire. Ainsi, lorsque le schéma familial est propice à une telle mutation, les analyses génétiques peuvent apporter une aide pour mettre en place un dépistage personnalisé. D’ailleurs, les tests prédictifs pour le cancer du sein comportent une recherche de cette mutation.

Une détection précoce d’un cancer triple négatif reste un point important pour augmenter les chances de rémission. Elle permet d’intervenir alors que le cancer reste localisé à la poitrine et ne s’est pas propagé à d’autres organes. La sensibilisation au dépistage organisé mais aussi au dépistage personnalisé est essentielle pour lutter contre le cancer du sein et augmenter les chances de survie.

** Institut National du Cancer (INCa) – Les cancers en France édition 2018

 

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