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Cancer du sein et biopsie : quand cet examen est-il nécessaire ?

Chaque année, en France, près de 59 000 cancers du sein sont diagnostiqués chez les femmes selon l’Institut National du Cancer (Inca). Parmi les outils de diagnostic dont disposent les médecins, on dénombre plusieurs examens radiologiques (mammographie, échographie, scanner, IRM, etc.) mais aussi anatomo-pathologiques. Ces derniers consistent en une analyse au microscope d’un ou plusieurs prélèvements du tissu mammaire réalisés à l’endroit où une anomalie a été détectée. Ces prélèvements sont réalisés au cours d’une biopsie.

Pourquoi réaliser une biopsie après une mammographie ?

La biopsie est réalisée pour confirmer ou non la présence de cellules cancéreuses dans le tissu mammaire. Les examens radiologiques révèlent uniquement la présence d’anomalies. Il convient ensuite de vérifier si ces dernières sont des tumeurs cancéreuses ou non. Or l’étude des clichés obtenus par mammographie ou échographie ne le permet pas.

C’est pourquoi les médecins réalisent une biopsie afin que les prélèvements puissent être analysés au sein d’un laboratoire d’anatomo-pathologie. Ce sont ces examens qui pourront confirmer ou infirmer le diagnostic de cancer du sein.

La biopsie est donc un geste médical complémentaire effectué dans le but d’établir un diagnostic et ainsi pouvoir mettre en place un protocole thérapeutique en cas de présence de cellules cancéreuses.

Comment se déroule une biopsie ?

Il existe différents types de biopsie. On distingue généralement la biopsie percutanée qui est réalisée sous anesthésie locale et la biopsie chirurgicale, plus rare, qui nécessite une anesthésie générale.

La biopsie percutanée

Une biopsie percutanée est un prélèvement réalisé par un professionnel de santé sous anesthésie locale. Il va prélever des fragments de tissus mammaires à l’aide d’une aiguille. Plusieurs modalités de prélèvements peuvent être utilisés en fonction de la taille de l’anomalie et de sa position au niveau de la poitrine :

  • La cytoponction est un prélèvement très rapide à l’aide d’une aiguille assez fine qui est réalisé lorsque la lésion est facilement repérable. Un repérage manuel suffit.
  • La micro-biopsie est un prélèvement réalisé à l’aide d’une aiguille de 3 à 5 mm de diamètre. Le repérage de l’anomalie peut être manuel ou guidé par une échographie. On parle alors de micro-biopsie écho-guidée.
  • La macro-biopsie est un prélèvement réalisé à l’aide d’une aiguille de 5 à 10 mm de diamètre. Généralement, le repérage de l’anomalie afin de guider le professionnel de santé se fait à l’aide d’une mammographie. On parle de macro-biopsie stéréotaxique. Le nombre de prélèvements est alors plus nombreux. Ces derniers ne sont pas douloureux grâce à l’anesthésie locale. En revanche, la compression exercée au niveau du sein peut être désagréable.

La cytoponction, la micro-biopsie et la macro-biopsie sont réalisées en ambulatoire : cela signifie qu’aucune hospitalisation n’est nécessaire. La patiente reste environ une heure dans le service concerné et peut rentrer ensuite chez elle.

La biopsie chirurgicale

Dans certains cas, il est nécessaire de réaliser une biopsie chirurgicale, notamment lorsque l’anomalie ne peut pas être atteinte avec une biopsie percutanée ou lorsque les résultats de cette dernière ne concordent pas avec ceux des examens radiologiques.

Une biopsie chirurgicale nécessite une anesthésie générale ainsi qu’une hospitalisation de quelques jours. Elle consiste à enlever tout ou partie de la lésion qui sera ensuite adressée au laboratoire d’anatomo-pathologie pour diagnostic.

Que se passe-t-il après la biopsie ?

Une fois les prélèvements réalisés, la patiente doit attendre les résultats de l’examen d’anapath qui sont rendus quelques jours après. Dans certains cas, l’examen peut être réalisé pendant l’intervention afin d’obtenir les résultats plus rapidement. Il s’agit alors d’un examen extemporané dont les résultats sont moins précis en raison de l’absence de certaines étapes nécessaires pour affiner le diagnostic.

Si les résultats montrent qu’il s’agit d’une tumeur bénigne, le médecin pourra annoncer la bonne nouvelle à la patiente et éventuellement mettre en place un dépistage personnalisé avec, par exemple, une fréquence plus élevée pour les mammographies.

Si les résultats confirment la présence de cellules cancéreuses, il convient alors de définir à quel stade est le cancer et de quel type de cancer il s’agit. Lors de l’examen d’anatomopathologie, la présence de récepteurs hormonaux va être recherchée afin de guider le choix des professionnels de santé dans la mise en place du traitement.

Dès lors que des éléments laissent penser que le cancer a pu se développer et s’étendre à d’autres organes, des examens complémentaires sont réalisés : scanner, IRM, radio du thorax ou encore scintigraphie osseuse*.

Ce dernier point montre qu’il est important de détecter tôt un cancer du sein. Plus le diagnostic est précoce, moins les risques qu’il ne s’étende à d’autres organes sont élevés. Comme l’indique l’Inca, 90 % des cancers du sein détectés tôt sont guéris**.

* https://curie.fr/dossier-pedagogique/cancer-du-sein-la-biopsie-pour-confirmer-le-diagnostic

** Institut National du Cancer (INCa) – Les cancers en France édition 2018

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