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L’importance des antécédents familiaux en matière de cancer du sein

Avoir dans sa famille proche une personne ayant été atteinte d’un cancer du sein augmente les risques de développer cette même maladie. Comme l’indique l’Institut National du Cancer*, ce sont environ 20 % des cancers du sein qui sont diagnostiqués chez des femmes dans la famille desquelles plusieurs cancers dits féminins ont été recensés : en l’espèce, cancer du sein et cancer de l’ovaire.

Mais le risque de développer un cancer du sein en présence d’antécédents familiaux n’est pas le même pour chaque femme. D’autres éléments entrent en ligne de compte comme le lien de parenté, l’âge auquel son proche a été diagnostiqué ou encore la présence d’une mutation génétique.

Par ailleurs, il est important de ne pas être pessimiste. La présence d’antécédents familiaux augmente certes le risque de développer un cancer du sein mais cela ne signifie pas que cette maladie va obligatoirement se déclarer*. Néanmoins, un suivi plus ciblé et adapté se révèle nécessaire. Sur ce point, la médecine prédictive peut apporter des solutions pertinentes pour adapter la stratégie de dépistage au profil de chaque patiente.

Un risque différent en fonction des liens de parenté

Le degré de parenté est un élément à prendre en compte pour établir le profil de risques de la patiente. Selon les études citées par l’Institut National du Cancer, le risque de développer un cancer du sein est deux fois plus important si une parente au premier degré a été confrontée au même diagnostic, notamment avant l’âge de 50 ans*. On considère comme parente au premier degré les mères, les sœurs et les filles.

Cet exemple montre que le facteur de risques que représentent les antécédents familiaux ne doit pas être appréhendé seul : en l’espèce le lien de parenté et l’âge auquel s’est manifesté le cancer du sein interviennent. En effet, passé l’âge de 50 ans, le risque est plus élevé pour l’ensemble des femmes comme nous l’avons expliqué dans notre article sur l’incidence de l’âge sur le cancer du sein.

L’incidence des antécédents familiaux est moindre lorsque la ou les parentes atteintes sont plus éloignées (parentes au second degré telles que les grands-mères, les tantes ou les cousines)*.

Ainsi, les antécédents familiaux doivent être considérés dans une dimension plus globale qui prend en compte non seulement l’âge des parentes au moment où elles ont développé un cancer du sein et leur degré de parenté mais aussi d’autres éléments comme :

  • le type de cancer : le fait d’avoir une mère ou une sœur qui a eu un cancer au niveau des deux seins avant la ménopause est un facteur de risques accru. Il en est de même si une proche a été atteinte d’un cancer du sein et d’un cancer de l’ovaire* ;
  • le nombre de parents concernés : le fait que plus de deux membres de la famille proche aient développé soit un cancer du sein, soit un cancer de l’ovaire, soit un cancer du colon augmente aussi le risque de faire face à un diagnostic de cancer du sein*.

Les facteurs de risques de développer un cancer du sein sont donc à considérer dans leur ensemble et non indépendamment les uns des autres. C’est pourquoi la médecine prédictive s’appuie sur différents éléments pour établir le profil de risques d’une patiente. Chaque personne est différente et a sa propre histoire face au cancer du sein.

Le cas des prédispositions génétiques : des cancers du sein héréditaires

Quand on parle d’antécédents familiaux en matière de cancer, on pense automatiquement au facteur héréditaire. La réalité est plus complexe que cela. Comme l’explique l’Institut National du Cancer, cette prédisposition familiale peut être due à un mode de vie similaire, au hasard ou à l’hérédité*. Le fait que le cancer du sein touche plusieurs membres d’une même famille n’est pas toujours dû à une mutation génétique. En effet, toujours selon l’Institut National du Cancer, seuls 5 à 10 % des cancers du sein sont héréditaires**. Or, pour rappel, environ 20 % des cancers du sein peuvent être reliés à des antécédents familiaux.

Néanmoins, la réalité des prédispositions génétiques ne doit pas être ignorée. Plusieurs mutations génétiques ayant un rôle dans le développement du cancer du sein ont été découvertes. Là encore, il est essentiel de relativiser : être porteuse d’une telle mutation augmente les risques d’être confrontée un jour au cancer du sein mais ne rend pas cette éventualité inéluctable.

Les mutations des gènes BRCA sont les plus fréquentes. Elles concernent 2 femmes sur 1 000 environ**. Leur présence augmente le risque de développer un cancer du sein jeune et celui de faire face à un cancer du sein bilatéral (c’est-à-dire avec les deux seins touchés). Ces mutations interviennent également sur le risque de développer un cancer de l’ovaire.

Lorsqu’une telle mutation est découverte (ou juste suspectée), la patiente bénéficie d’un programme de dépistage personnalisé avec des mammographies avant l’âge de 50 ans et une surveillance accrue.

*https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-sein/Facteurs-de-risque/Antecedents-familiaux
**https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-sein/Facteurs-de-risque/Predispositions-genetiques

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